Cap sur la justice sociale : Prendre conscience 3

Place à l’indignation !

Quand on prend conscience qu’on vit une injustice et que nos besoins non comblés sont en fait le résultat de droits bafoués, c’est normal d’être en beau maudit. Les discours intellectuels sont alors sans grand effet. L’indignation, ça ne se passe pas dans la tête, mais bien dans les tripes. Il vaut mieux faire de la place à la dimension affective des gens, les aider à réaliser que leurs réactions émotives sont justifiées. C’est en facilitant l’expression de cette dimension affective qu’on va légitimer les émotions des personnes face à la situation injuste qu’elles vivent (colère, chagrin, cynisme, révolte, découragement, etc.).  Cela les encourage à surmonter la résignation ou la victimisation, parfois même le sentiment de culpabilité individuelle qui les habite. 

En canalisant toute cette émotivité, en lui donnant le droit d’exister, on dispose de l’énergie nécessaire pour contrer ensemble l’apathie et entamer un processus de changement social. Car comme animatrices, n’oubliez pas que les gens sont le moteur du changement social qu’ils souhaitent réaliser. 

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